Prestimage : enfants de la balle devenus maîtres de l’impression numérique

Essai transformé ! Malgré un planning a priori intempestif, Antoine Augugliaro et Christophe Borecki ont été bien inspirés de profiter de la période Covid pour reprendre les rênes de Prestimage. Cinq ans plus tard, le spécialiste de l’impression numérique made in Mozinor affiche toujours cette belle santé et s’offre une nouvelle table à plat d’impression numérique pour rester fidèle à sa réputation de qualité et de réactivité.

Macao, Las Vegas, Washington, Paris, Atlanta… Le talent de Prestimage s’exporte bien. Pour assurer sa présence aux quatre coins du monde – notamment dans l’univers de l’hôtellerie et celui du luxe – Prestimage a adopté la stratégie du all inclusive.

Loin de se contenter d’imprimer et fabriquer toutes sortes de structures et décors sur toutes sortes de supports, l’entreprise familiale peut aussi, le cas échéant, réaliser des cadres, fabriquer des caisses de transport sur mesure et se charger de la logistique afin d’acheminer ses productions jusqu’à ses clients, fussent-ils à l’autre bout de la planète.

« Nous sommes un peu touche-à-tout, c’est l’un de nos points forts » indique Christophe Borecki qui fait mine ainsi d’ignorer que son sens de la couleur et de l’image n’est pas étranger au succès de l’entreprise. Son acolyte et associé, Antoine Augugliaro, le reconnaît volontiers : « Christophe est un excellent imprimeur. Au moindre coup d’œil, il peut identifier si une image est trop magenta par exemple » indique-il en faisant mine d’ignorer sa propre polyvalence et l’aisance avec laquelle il est passé d’une formation de mécanique automobile au métier d’entrepreneur. Il s’inscrit ainsi dans le sillage de son père, Denis Augugliaro, le fondateur de Prestimage. « Lorsqu’il m’a proposé de reprendre l’entreprise, j’ai évidemment dit non. Pour l’avoir toujours vu à l’œuvre, je savais trop ce que signifiait diriger une société. Jusqu’au jour où j’ai demandé à Christophe ce qu’il pensait de reprendre l’affaire avec moi. Il a dit oui. »

Christophe avait de beaux atouts dans son jeu pour s’embarquer sereinement dans cette aventure. Enfant de la balle lui aussi, il a toujours baigné dans cet univers. Son père, pilier de Prestimage, était déjà aux côté de Denis Augugliaro lorsqu’il reprit Graphichrome, un laboratoire photo argentique professionnel dans le quartier de la Bastille. Et il était toujours au côté de Denis lorsque ce dernier, sentant que le recul de la photo argentique se traduirait par une montée en puissance de l’impression numérique, décida de s’installer à Mozinor en 2009 pour lancer Prestimage.

Le sens de la couleur et de l’image

Ainsi, à l’instar de leurs pères respectifs, les deux fils reconnaissent volontiers « faire la paire » et avoir des compétences complémentaires. Mais l’héritage ne fait pas tout, loin de là, et il faut constamment se réinventer pour rester à la page dans cet univers très technologique. « Nous sommes sur un marché ultra concurrentiel » précise Antoine qui sait qu’il n’a plus l’avantage du pionnier, contrairement à son père lorsqu’il décida d’investir dans une de ces toutes premières tables à plat qui allaient révolutionner le monde de l’impression.

Pour rester en tête de peloton, Prestimage vient d’ajouter une toute récente Canon Arizona 2380 à son parc matériel déjà richement doté et représentant un total de plus d’un million d’euros d’investissement. Cette machine permet d’imprimer sur de multiples supports, tels le verre ou le carrelage, et utilise des encres UV certifiées pour la réalisation d’imprimés pour les écoles ou les hôpitaux. Voici pour l’aspect matériel.

Côté humain, Prestimage peut toujours compter sur ce sens de la couleur et de l’image hérité de l’expérience initiale de la photo argentique et son goût de l’innovation.

Un savoir-faire suffisamment rare pour pousser Cartier, alors en quête d’un or rose très particulier pour le lancement d’un nouveau parfum, à venir taper à la porte de Prestimage.

Hermès a fait la même démarche pour la réalisation d’un concept très novateur de ses façades de magasin en Orient.

Ce savoir-faire est également apprécié dans tous les domaines de l’économie nationale. Ainsi Prestimage collabore, notamment, avec Le Printemps (distribution), Le Tanneur (mode), Filorga (cosmétique), Laboratoire Servier (pharmacie), Thales (industrie), Air France (transport) ou encore Virserius Studio N.Y. (architecture – décoration).